lundi 11 février 2008

From dream job to nightmare...

Deuxieme jour dans l'univers impitoyable de la mode.
Tout avait pourtant bien commence, hier.
Aujourd'hui, journee epuisante, ou j'ai du me plonger dans l'epluchage de contrats avec de nouvelles marques. (la mode a aussi son cote obscur...)
Je n'ai meme pas eu le temps de repondre a mon telephone, et aux messages gentils de mes ex-collegues qui me disent que le bureau est vide sans moi.
Ai quitte le travail a 18h, pour m'engloutir dans le trafic, braver les taxis, les radars, et les range-rovers lancees a toute allure, pour me preparer en moins d'une heure pour le Fashion Show de ce soir.
Mission impossible, meme pour moi.
Je ne suis toujours pas convaincue par ma nouvelle couleur de cheveux (je suis brune depuis samedi, voire meme noiraude, j'ai toujours un doute...) Du coup, j'accentue mon maquillage pour faire ressortir mes yeux verts avec du khol et du rouge a levres rouge, j'oscille entre Dita Von Teese et Morticia Adams.
J'arrive plus tard a la soiree, pour constater que contrairement a ce qu'on m'a dit, on n'a absolument pas besoin de moi pour les interviews des designers a la presse, donc je peux siroter des cocktails (sans alcool, evidemment!) avec mon copain F. rencontre par hasard.
La salle se remplit, et tout le beau monde de Dubai envahit le lieu de ses robes colorees-dorees-accessoirisees-bijoutees...
Les photographes des journaux pipoles locaux se regalent, et nous demandent de prendre la pause: Mondanites, Hello, Ahlan,... Grazia me demande meme les designers de ma tenue. Un instant j'ai pense faire une blague et leur dire Monoprix, mais ces stupides anglais pourraient me croire et me demander qui est cette graine de styliste. Alors je dis la verite, Galliano-Narciso-Chanel, en prenant la pause avec A et J en Dior des pieds a la tete (normal, elles travaillent pour la marque).
Madame arrive, sculpturale dans une robe Dior fourreau a traine imprimee zebre noir et blanc, les journalistes abandonnent les fausses VIPs (nous) pour se jeter sur elle.
Le diner commence, et, isolee et desoeuvree, je sympathise avec mes voisines de table, 2 locales couvertes des pieds a la tete de leurs abayas noires et de diamants. A elles deux, je pense qu'elles portent plus de diamants qu'on ne trouve au Gold Souk. Finalement tres tres sympathiques, elles me disent qu'elles ADOOOORENT Paris, et y faire du shopping. Soupir. On trouve un terrain d'entente en parlant de Jane Austen, Kundera et des soeurs Bronte.
Mon ami F. tente toujours de me convaincre de l'emmener au yoga, profonde discussion avec mes deux nouvelles amies Fatima et Affia sur la derniere collection Dior, malentendu telephonique avec Souperman qui se vexe et croit que je me moque de lui.
Heureusement, le show commence, spectaculaire, somptueux, sublime.

(voici une photo du Final, un vrai feu d'artifice!)
Rien a envier aux shows parisiens. Puis j'abandonne mes nouvelles amies qui me demandent ou est le Cafe de Flore a Paris, et F. qui dragouille un modele, pour aller ranger les robes backstage. Je me fraye un chemin entre les mannequins nues et les techniciens qui se rincent l'oeil, pour chercher a 4 pattes une paire de chaussures vertes Michel Klein avec sa propre soeur, Catherine Klein, tout a fait charmante du reste.
Alors quand Stella Cadente et sa dircom ont voulu aller boire un dernier verre au 400, j'ai gentiment decline et saute dans un taxi, ou l'odeur des dessous bras de mon chauffeur m'ont vite fait redescendre sur terre. Dure realite.

1 commentaire:

Flabbergasted a dit…

Black as the smogged roads you're overcoming every day...
Dark-brown as your new hair color
Blue as your ununderstood heart
Green as your lucky charm eyes ;)
Gold as the atmosphere surrounding you
White as the diamonds failing to shine beside you !
Pink as the delight of such a successful life
Red as your appealing lips...

Happy rainbow life !